dimanche 9 septembre 2012

Makay - Chapitre 4

Le lendemain en début d'après midi... (Non! Nous n'avons pas fait de grasse matinée mais nous avons terminé les travaux!!!) Nous nous sommes donc mis en route pour le dernier village avant le camp de base : Tsivoko. 


Ici encore, la route révèle ses surprises... Comme on peut le voir sur ces photos, certaines fois, il faut sortir pelles et pioches pour aplanir les difficultés et pouvoir les surmonter!...


Mais le chemin réserve aussi des moments très drôles... C'est donc le moment de vous présenter : "Foots"! Foots est le chien de Bruno, une des personnes de la mission qui comme nous venait pour la première fois dans le Makay... Foots aussi donc... Et les chiens du Makay n'ont pas tout à fait ce pedigree...



Lorsque nous traversions les villages les plus reculés, il était toujours incroyable de voir la réaction des villageois qui voyaient un chien comme Foots pour la première fois!
Tous étaient très curieux de voir cette étrange bête et ils nous suivaient en courant pour pouvoir la scruter de plus près... Mais pas trop! L'amusement faisait vite place à une réelle peur et les malgaches en notre compagnie (Naïna et Rabri) nous traduisaient que pour les villageois c'était une bête méchante et dangereuse... Ce qui était très curieux pour eux c'était donc que nous vivions (nous les blancs) si proche de cette créature du démon!
Je vous assure que lorsque je suis sorti de la voiture pour prendre cette photos, tous ont fait de grands pas à reculons de peur que je ne laisse s'échapper la bête!...



Tard le soir, nous arriverons au village de Tsivoko. Après une (courte) nuit, nous prendrons le temps d'écouter Evrard qui nous expliquera les détails des travaux à mettre en oeuvre sur le village avant notre prochain départ pour la forêt primaire.
Au menu : Enseignement du français, réhabilitation de la pépinière, sensibilisation au tri des déchets, entretien de la piste d'atterrissage, etc. etc.


Pendant que j'avais la "chance" de pelleter une terre dure comme de la pierre à la pépinière, Marie, Aline et Emilie donnaient les cours de français aux jeunes qui étaient destinés à suivre la formation de guide.
Comme vous pouvez le constater, le petit groupe d'écoliers s'est bien élargi par la curiosité des autres villageois!


Très souvent, c'était le soir que nous nous accordions les temps de détente... Pour ma part, je partais quasiment toutes les nuits à la recherche d'animaux et insectes endémiques. En témoigne ce petit lémurien (un microcèbe si mes souvenirs sont bons)! Il n'était pas toujours évident de les avoir sur "pellicule" mais celle-ci est suffisamment convenable pour fièrement l'exhiber...


Après ces quelques jours riches en rebondissements (passons les détails), nous prenons la route (à pied) qui nous mène à travers champs, forêts, rivières et rizières jusqu'au camp de base où nous passerons le reste du voyage en plein coeur du massif!
Nous partons au compte goutte sur 24 heures aux côtés des nombreux villageois venus comme porteurs pour le matériel, les vivres et tout ce qui s'ensuit...



Au prochain chapitre, moins de blabla, mais une petite surprise!

mercredi 5 septembre 2012

MAKAY : Chapitre 3

Début du quatrième jour depuis le départ de Tana... Comme déjà précisé, nous nous réveillons au village de Beronono. Il est prévu de rester au village toute la journée pour accomplir différents travaux (ramasser/trier les déchets ; remettre la maison des guides en état, etc.). Evrard paye son briefing "post-petit-dèj" et forme les équipes de travail. Marie et moi formons l'équipe "rando de 8h pour faire un état des lieux des feux de brousse"... Personnellement, je suis partant, Marie, un peu moins...

Au bout d'une bonne demi heure de lutte, Marie se décide à bien vouloir remplir la tâche que nous a confié Evrard : photographier les sites brulés par les feux de brousse (tradition ancestrale malgache visant à la repousse des jeunes brins d'herbe pour nourrir les zébus, mais qui à terme rend la terre stérile) jusqu'aux lacs. 
Nous traversons donc le village direction le Makay!



Très vite, de longues étendues de terres brulées... 


Nous constaterons (encore une fois) des feux en activité qui donneront très vite le spectacle que nous avons sous nos yeux... De nombreuses parcelles seront dans ce même état.


Après quelques heures de traversées de rivières de passages dans des canyons et de randonnées dans le sable, le paysage devient de plus en plus époustouflant, la végétation reprend quelque peu ses droits et la faune aussi d'ailleurs. Nous croiserons quelques serpents et traces de crocodiles, ce qui ne rassure pas lorsqu'il faut traverser les rivières à pied!


Une sacrée palette de couleurs tout au long de la balade...


Arrivés au lacs, nous commençons à monter à flanc de falaise là où Evrard m'avait conseillé de monter pour atteindre une vue panoramique qui nous permettrait notamment, de surplomber la vallée et ainsi voir l'étendue des dégâts causés par les feux...
Nous commençons donc notre ascension... 


Très vite, la vue se dégage, la fatigue et l'excitation nous montent à la tête. Marie est épuisée mais tient le coup. Elle grimpe. Je l'encourage en faisant mine de ne pas être fatigué. 
Presque arrivés au sommet, nous laissons notre guide pour terminer la course avec un petit peu plus d'intimité... 


Je prends un peu d'avance et sors de mon sac à dos ce que j'avais prévu de passer au nez et à la barbe de la douane malgache : Vin rouge, saucisson, olives, fromages, noix de cajou-pistaches-raisins secs, et bien sûr... une fiole de Chartreuse!


Il était donc l'heure que je sorte la dernière chose à manquer pour accueillir ma douce randonneuse : la bague! 
Et comme vous pouvez le constater, elle a dit OUI...


Nous avons donc repris la route du retour au village le coeur léger et l'annonce faite à l'équipe et aux villageois nous a conduit à fêter ça dignement en musique autour du feu et de quelques THB (bières de Madagascar)!!!

Ah! Oui!... Au fait... Un grand merci à Evrad qui a comploté avec Jé pour organiser cette rando sous un faux prétexte (personnellement près du lac, je n'ai pas vu l'ombre d'un feu...)

La suite, au prochain épisode!

mardi 4 septembre 2012

MAKAY - Chapitre 2

Après avoir ensablé quatre 4x4 (sur cinq!) et après les avoir déchargés pour les pousser pendant près d'une heure sur 300 mètres et changé une nouvelle roue, nous nous octroyions un peu de répit avant de nous coucher à plus d'une heure du matin...
Au réveil du troisième jour, nous étions nombreux à nous étonner de voir que nous étions au bord même du fleuve Mangoky! La fatigue et la désorientation ne nous ont pas permis de voir plus loin que nos lampes frontales!


A bientôt 6h du matin, les couleurs sont déjà magnifiques et pendant que certains ont le courage de préparer le café, d'autres qui le sont moins se saisissent de leurs appareils photos... 



De minuscules bras du fleuve se glissent dans ce désert et offrent l'opportunité aux autochtones de cultiver le riz :


A peine le temps de finir de déjeuner que le bac de Beroroha arrive déjà chargé de quelques curieux pour le plus grand bonheur de Marie et Adam !


Et comme ça, nous pouvons voir le cliché de Marie en "backstage"


A deux 4x4 par traversée, certains atteindront l'autre rive avant les autres. Evrard et sa légendaire patience préfèrent passer leur tour... A noter que pour moi, toute patience est "légendaire" !




Le moment de l'arrivée aux abords de Beroroha sera pour beaucoup d'entre nous un moment magique et inoubliable de par l'accueil des villageois et le dépaysement.


Tous ont l'air de nous recevoir avec une véritable joie et se bousculent timidement (si si, c'est possible!) pour se faire prendre en photo.



Le temps que tous les véhiculent franchissent le Mangoky, nous partons Marie, Max, Olivier et moi-même explorer le village et (re)prendre un petit déjeuner : peut-être le plus fantastique de notre vie ! Au menu : un café sucré à souhait et des petites sortes de pancakes à la farine de riz que cette villageoise nous à concocté sous nos yeux. 


Moment inoubliable...


Et le dernier est passé!


Dans le centre de Beroroha, nous profitons notamment des commodités pour nous restaurer et avoir le premier briefing de la mission. Ecoute attentive alors que nous n'avons jamais été aussi près du massif si convoité.


Ce temps au village sera également l'occasion pour Marie (Pas la mienne!) de présenter le livre d'Evrard sur le Makay aux villageois. Ce sera pour certains chanceux l'occasion faire l'expérience des pages en 3D! 



Après ce début de journée déjà bien chargée, nous reprenons la route en milieu d'après midi. 
Au programme : 
Rizières,


Rivières, 



Et galères !!!



Cela ne nous empêchera pas d'arriver à Beronono dans la nuit. Après quelque peu de sommeil, j'ai le plaisir de me lever en même temps que le soleil pour découvrir ce que ce nouveau lieu nous réserve...


Mais ça, ce sera pour le prochain chapitre...


lundi 3 septembre 2012

MAKAY - Chapitre 1

Alors... Tout a commencé en plein centre de "ANTANANA?IVO" où nous avons passé 3 jours à arpenter les rues, avenues et ruelles de Tana dans le but de nous procurer tout le nécessaire pour ce périple... 
Voici déjà la vue sur le palais de la Reine que nous offrait notre modeste hotel en plein coeur de la ville : 


Passé cette période de courses (dans tous les sens du terme), nous avons eu le plaisir de charger les 4x4 jusqu'à n'en plus pouvoir et ainsi débuter le voyage au sens propre !
Direction la fameuse Nationale 7 où le dépaysement commence avant même la sortie de la capitale...
De nombreux arrêts ravitaillement ponctueront la route, déjà dans le but de stopper la faim mais aussi pour profiter du spectacle qu'offrent chaque ville ou village...  


Et la caravane redémarre !


Nous croiserons tous types de véhicules!...


Et de paysages...


Une des difficulté sera de rester groupé durant tout le trajet.


Après une courte nuit (un pléonasme sur cette mission) dans la petite ville d'Ambalavao, nous reprîmes la route vers le Sud. C'est donc le deuxième jour de trajet qui commence! Plus les kilomètres défilent, plus le spectacle est atypique!



Et plus rares se font les habitations.


Nous n'aurons pas le temps de nous lasser des paysages qui défilent et se métamorphosent à toute vitesse. 


Et oui!... Chez nous c'est l'hiver!!!


...


Nous arrivons en milieu de journée à Ranohira au pied du parc national de l'Isalo où nous nous restaurerons en attendant "JP" et Adam, les deux derniers membres de la mission. L'attente permet de flâner quelques temps dans la ville et profiter des derniers moments de "luxe".



Peu avant la tombée du jour, nous sortons de la ville et faisons le plein de tous les 4x4 et de quelques bidons de gasoil, puis ce sera la dure épreuve de la piste qui commence!


Autant de "Vasahas" (blancs) d'un coup ça surprend!


Et c'est reparti!!!


Nous nous engageons donc dans la piste qui longe l'Isalo vers le Nord avec un merveilleux coucher de soleil derrière le massif. Nous commençons seulement à entrevoir de quoi sera fait le reste du trajet...
Bosses, trous, rivières et rizières à traverser, étendues de sables, pneus crevés ou embourbés, tout y passe!
Le premier pneu à crever sera celui du 4x4 de tête, ce qui est malgré tout une chance! De plus, cela permettra de tomber sur le premier scorpion de l'escapade!


S'en suivront quelques heures et déconvenues de route jusqu'au lieu de campement... Mais ça!... c'est pour le prochain chapitre!